Mode Nuit Mode Jour

Douceur
A+ a-
Chapitre 13-1 – Guérisseur
Chapitre 12 – Voleur Menu à suivre...

Chapitre 13-1 – Guérisseur

Gron le gobelin bêta se montrait peu coopératif pour aller voir Harel, le guérisseur de la ville de Xapar. Il refusait de se faire soigner, car il s’estimait plus heureux que jamais. Son coup sur la tête eut un effet bienheureux, il améliora la qualité du sommeil du bêta.

Par conséquent Gron avait peur de retrouver un sommeil plein de cauchemars, s’il se faisait soigner. En effet depuis sa tendre enfance il souffrait de mauvais rêves récurrents. Il se réveillait souvent en sueur, et poussait des cris pendant son sommeil, à cause de songes où des créatures le dévoraient lentement. L’origine des cauchemars s’avérait indéterminée. Gron consulta plusieurs onirologues, des mages spécialisés dans l’étude des rêves, pour aller mieux. Mais les magiciens ne purent pas lui apporter de réponses satisfaisantes, et surtout un sommeil paisible.

Le décurion Caius Bonus s’avérait partagé sur la conduite à tenir. Il se rendait compte que Gron était bien plus bête suite à son coup sur la tête. Dans le sens que le nombre de gaffes quotidiennes du gobelin doubla voire tripla. De plus le bêta se rendit coupable de négligences, qui énervèrent profondément Caius, comme par exemple laisser sécher du linge pendant une tempête. Ce qui eut pour conséquence de priver le décurion, de plusieurs tenues qu’il aimait beaucoup. Mais d’un autre côté, Caius devait admettre que Gron devint bien plus souriant, et semblait beaucoup plus heureux depuis qu’un bâton l’assomma.

Le décurion comprenait les réticences du gobelin à se faire guérir. Toutefois il considérait les ordres de Rintam comme des impératifs à suivre.

Rintam voulait vraiment que Gron, retrouve son niveau d’intelligence habituelle. En effet l’ambitieux devait se retenir pour ne pas étrangler le gobelin. Le bêta faillit avec sa maladresse détruire plusieurs fois le donjon. Rintam savait que Gron était peu enthousiaste, mais dans le pire des cas il pouvait compter sur des otages pour contraindre le bêta à lui obéir.

Gron : Maître vous êtes sûr que j’ai besoin de soins ? Je me sens très bien, j’ai même l’impression que mon intelligence a augmenté.

Rintam (énervé) : Non Gron c’est ta débilité qui s’est accrue. Et puis ne discute pas mes ordres, tu iras voir le guérisseur de la ville de Xapar, que cela te plaise ou non. Pour éviter que tu te perdes, tu seras accompagné par le décurion.

Gron : C’est vraiment nécessaire ? Je suis allé plusieurs dizaines de fois à Xapar dans le passé.

Rintam : Vu tes performances passées, il vaut mieux que tu sois seul le moins souvent possible, sinon il pourrait t’arriver de sacrées bricoles.

Gron (murmure) : Je m’en fiche, je ne prendrai pas le remède que l’on me prescrira.

Rintam : Gron jure moi que tu avaleras le médicament destiné à te soigner, sinon je fais de la charpie de ton nounours.

Gron : Vous usez vraiment beaucoup de la magie, transformer en charpie, donc en oiseau un nounours.

Rintam : C’est toi qui est magique, vu ta bêtise.

Gron (sincère) : Ouah je suis un être magique comme les phénix ou les dragons, mais c’est fantastique.

Rintam (las) : C’est possible, mais dans le mauvais sens du terme.

Gron : Donc en fonction de mon sens, je suis ordinaire ou magique. Très bien désormais je ferai toujours le poirier pour être à l’envers et magique du matin au soir.

Rintam (ton très menaçant) : Bon Gron tu m’obéis, sinon je te frappe !

Gron : Non ! Vous avez gagné je jure solennellement de boire, ou de manger tout ce que le guérisseur de Xapar me donnera comme remède.

Rintam : Et pour être sûr que tu m’obéis voici un aperçu de ce qui t’attend si tu te rebelles.

Ainsi Rintam jeta un sort de tourment physique sur sa cible. Il fut plus efficace que dans le passé. Déjà la propulsion vers les murs était de l’histoire ancienne, mais surtout il n’y eut que besoin de seulement trois essais pour atteindre Gron. Ensuite Rintam arriva à faire mal à sa victime, même s’il ne déclencha un effet moindre que prévu. Il voulait infliger une douleur similaire à la morsure d’une vipère, cependant il ne généra comme sanction que l’équivalent d’une baffe retentissante.

Quand Caius le décurion accompagné par Gron entrèrent dans le cabinet d’Harel le guérisseur, le niveau de luxe les frappa. Le décurion pensait que ceux qui soignaient les gens, étaient souvent mal payés, méritaient une amélioration considérable de leurs revenus. Mais Harel roulait sur l’or, vu le cadre dans lequel il travaillait.

Une seule des peintures, ou des sculptures de son cabinet, suffirait pour donner à manger pendant des années à une famille. Il fallait dire que le guérisseur vendait très cher ses services. Il ne demandait pas des pièces de bronze ou d’argent, voire des aliments, mais des pièces d’or. Harel s’avérait très compétent, dans le sens qu’il pouvait ressusciter les morts dont le cadavre était en bon état, et dont le trépas datait de peu de temps. Toutefois il fallait admettre qu’il se gavait question tarifs. Il pratiquait des prix deux à cinq fois supérieurs par rapport à ceux conseillés par les guildes de mages.

Un magicien qui ne respectait pas les tarifs officiels des guildes, se faisait souvent traiter d’escroc. Cela n’empêchait pas Harel de disposer d’une clientèle nombreuse et fidèle chez les gens riches ou aisés. Le taux d’accident magique du guérisseur s’avérait extrêmement bas. Moins d’un client sur dix mille se plaignait d’effets secondaires néfastes, après un soin magique. Harel pratiquait aussi de manière très discrète la magie de domination, il s’arrangeait pour susciter chez certains malades, une envie irrésistible de le consulter.

Le guérisseur prenait de très gros risques, un mage surpris à contrôler les esprits dans le meilleur des cas passait toute sa vie en prison dans le pays de Richedune. Mais Harel se moquait des conséquences de ses actes, il était cupide, et surtout il fit vœu de richesse. Il se promit solennellement à lui-même de faire tout ce qui était en son pouvoir pour mener une vie la plus luxueuse possible.

Gron n’était pas content d’être traîné dans le cabinet, alors il se mettait à bouder, il ne parlerait que si c’était strictement nécessaire.



Rejoignez-nous et devenez correcteur de Chireads Discord []~( ̄▽ ̄)~*
Chapitre 12 – Voleur Menu à suivre...